Livraisons et retours offerts en France - paiement en 3x sans frais

Le Wildlife Photographer of the Year : le concours de photographie animalière

Également connu comme étant l’un des plus prestigieux concours de photographie d’animaux sauvages au monde, le Wildlife Photographer of the Year récompense chaque année les photographes les plus talentueux. Il s’agit d’une compétition qui réunit les principaux acteurs de la photo animalière. La dernière édition a consacré le travail du photographe, plongeur et biologiste français, Laurent Ballesta, la première victoire de l’Hexagone depuis plus de 60 ans.

En quoi consiste le Wildlife Photographer of the Year ?

Cette compétition regroupe de nombreux photographes animaliers du monde entier dans le but de choisir les plus belles photos de nature. Organisé par le Musée d’histoire naturelle de Londres et BBC Wildlife et relayé sur presque tous les médias, notamment National Geographic, ce concours est un bel hommage à la flore et à la faune sauvage. Il est ouvert à tout le monde, du photographe amateur au photographe professionnel spécialisé en photos d’animaux sauvages. À chacun d’adapter les prises de vue en fonction de l’histoire qu’il souhaite raconter.

La première compétition s’est déroulée en 1964 et comptait près de 600 participations. Le Wildlife Photographer of the Year est devenu viral et intéresse actuellement des photographes de plus de 95 pays et regroupe plus de 50 000 participations. Le concours de photos animalières est divisé en plusieurs catégories qui permettent de désigner un lauréat selon les compétences et les tranches d’âge des participants.

Wildlife Photographer of the Year

Pourquoi le Musée d’histoire naturelle de Londres a-t-il mis en place ce concours ?

Dans un premier temps, le concours a eu pour principal objectif de partager la beauté du monde sauvage. Avec la constatation de la dégradation de l’environnement et surtout, des faunes et flores primaires, photographier la nature telle qu’elle est actuellement a surtout permis de mettre en lumière la situation désastreuse dans laquelle se trouve les animaux sauvages.

C’est alors que la participation au concours s’est multipliée. Plusieurs photographes professionnels se lancent dans un safari au fin fond de l’Afrique ou une chausse photographique en pleine montagne afin de montrer l’impact de l’industrie de consommation sur la vie sauvage. D’autres améliorent leur prise de vue et leur camouflage afin de se fondre dans la masse tout en investissant dans des appareils plus professionnels pour faire des photos plus parlantes et plus naturalistes.

Au fil des années, il ne s’agit plus seulement d’un concours de la photo nature la plus belle, c’est aussi une manière de capturer et d’immortaliser le moment afin de raconter la vie de ces animaux. C’est alors que les photos se transforment en de belles images avec plus de profondeur. Une retranscription de la faune et la flore à travers les yeux de celui qui se tient derrière l’objectif. Cela, afin de mettre à l’honneur la beauté, la complexité et la valeur du monde animal dans notre vie actuelle.

Wildlife Photographer of the Year

Des séances de conseils pour les amateurs et les professionnels de la photographie animale

Dans le cadre de l’amélioration du niveau des photographes sélectionnés pour le concours, le Musée d’histoire naturelle de Londres a mis en place des séances de sensibilisation et de stage photo. Les meilleurs photographes sont invités à partager leur savoir-faire dans l’immortalisation des animaux dans leur milieu naturel.

Les interventions sont un mélange de conseils sur le matériel photo à avoir : boîtier, reflex, trépied, téléobjectif, viseur, stabilisateur, etc. et de techniques pour prendre le meilleur cliché possible : cadrage, distance focale, macro, grand-angle, flou d’arrière-plan, netteté, profondeur de champ, vitesse d’obturation, temps de pose, repérage, autofocus, luminosité…

D’autres présentations se déroulent également au Musée d’histoire naturelle de Londres afin de mieux expliquer la complexité des méthodes utilisées pour la photographie nature. En effet, il existe différentes manières de prendre des photos d’animaux en fonction de leur environnement et des espèces. Capturer le cliché d’un lion par exemple n’est pas la même chose que faire la photo d’un chevreuil. Les méthodes utilisées pour illustrer les mammifères en image sur la terre ferme ne sont pas les mêmes que pour une prise de vue en profondeur dans la mer.

Les lauréats de la 57e édition du meilleur photographe animalier de l’année

Pour l’édition de 2021, c’est un Français qui est sacré gagnant du Wildlife Photographer of the Year. C’est en effet une première fois depuis le lancement du concours que le grand-prix revient à un représentant de l’Hexagone. Il s’agit du biologiste, plongeur et photographe Laurent Ballesta avec la photographie de la fécondation des œufs de mérous. La scène se déroule en Polynésie française, vers le mois de juillet. Ce qui rend cette photo unique en son genre, c’est que la fécondation ne se produit qu’une fois par an dans les profondeurs d’un chenal reliant le lagon à la mer. L’image raconte la danse des mâles à travers un nuage laiteux d’œufs semblable à un ballet gracieux.

Wildlife Photographer of the Year

Ce cliché est le fruit du travail acharné de Laurent Ballesta et de son équipe qui ont plongé nuit et jour afin de ne rien rater de la ponte des mérous. Par la même occasion, cette aventure leur a également permis de prendre quelques photos de la chasse des requins qui rodent autour des poissons pendant la période de fécondation.

Dans la catégorie des moins de 10 ans, c’est le jeune indien Vidyun R. Hebbar qui a reçu la distinction grâce à la capture d’une photo d’araignée prise dans sa toile. Au fond de la scène, on peut apercevoir un tuk-tuk jaune qui passe, laissant comme un effet arc-en-ciel qui a tout de suite plu aux jurys.

Récemment, c’est au tour du photographe italien Cristiano Vendramin de recevoir le People’s Choice Award avec une photo du lac gelé de Santa Croce en Vénétie, dans la partie nord de l’Italie. Une belle image de la nature qui nous rappelle l’importance de l’environnement qui nous entoure. En effet, la nature sauvage n’est pas toujours celle qui se trouve à des milliers de kilomètres de votre maison, elle est aussi présente dans les espaces près de chez vous.

Pour tenter votre chance, vous pouvez également participer à la prochaine édition. Les candidatures sont ouvertes à partir du 18 octobre jusqu’au 9 décembre 2022.

Effectuez une recherche

Panier