Quelle est notre vision ? – MEEKO

Quelle est notre vision ?

par Maxime Savart

L’ADN d’une marque de mode éthique et durable, en quoi ça vous concerne ?

Attention les amis il s’agit là d’un article de la plus haute importance.

Vous parler de notre vision c’est vous ouvrir notre petit cœur. On a des convictions, une manière d’appréhender les sujets sociaux et environnementaux qui nous est propre (comme vous avez probablement la vôtre) en tant que jeunes français faisant face aux challenges de notre monde actuel.

La création de MEEKO a été en grande partie motivée par cette vision qui sera notre fil conducteur pour ne pas perdre de vue nos objectifs premiers (quand on sera au top). On ne veut pas faire une marque de baskets lambda de plus.

Pourtant si on s’arrête à une observation rapide de nos sneakers il est difficile d’y voir une réelle rupture visuelle (c’est évidemment volontaire, nos motivations quant au design et matières premières sont détaillées dans des articles à venir). La différence vient de tout ce qui entoure notre marque, tout ce qui la façonne. Notre vision, c’est notre ADN. Voilà pourquoi nous pensons que lire cet article est indispensable pour comprendre notre projet dans sa globalité, à qui on s’adresse et comment sont/seront prises toutes les décisions d’entreprise.

 

Fabriquer et vendre des baskets peut-il vraiment être quelque chose de durable ?

L’un de nos principaux enjeux avec MEEKO est de montrer que business et écologie ne sont pas indissociables et peuvent au contraire s’apporter mutuellement.

Concilier les deux est un vrai challenge. Il faut être extrêmement exigeant, creuser tous les sujets, ne jamais se satisfaire de l’existant. Il faut accepter certains compromis indispensables afin de garantir une certaine rentabilité de l’activité, ce qui bénéficiera à la mission globale de MEEKO. Tout cela en étant totalement transparent avec notre cœur de cible qui est à même de comprendre que l’on vit dans un monde imparfait où chaque pas vers la durabilité compte. Nous pensons que c’est important de le dire car à situation dramatique, beaucoup proposent des solutions radicales. Ces mêmes personnes qui nous diront que « vouloir avoir un impact positif sur la planète en vendant des baskets, c’est du foutage de gueule, le mieux c’est de ne pas en produire ».

Oui en créant une marque de sneakers, on s’est souvent demandé si cela n’était pas « fake ». Par « fake » nous entendons est-ce que notre impact sur la planète ne serait-il pas meilleur si on partait vivre au bout du monde travailler sur le terrain avec une ONG ? C’est une question qu’il est très intéressant de se poser lorsque notre principale motivation est d’agir sur le long terme en faveur de la planète, peu importe notre métier. On adore faire des treks dans la jungle, observer des animaux sauvages et on sacrifierait beaucoup pour assurer la survie des espèces qui nous font rêver depuis qu’on est enfant.

En revanche nous n’habiterons jamais dans la jungle, nous ne sommes pas des rangers, ni scientifiques, ni guides. Nous vivons en ville, nous vivrons probablement toute notre vie en ville ou proche d’une ville. C’est là que l’on arrive à s’épanouir et à trouver de l’énergie pour créer quelque chose de positif pour la planète. Notre manière d’appréhender les enjeux actuels ne se situe pas dans le radicalisme et nous pensons qu’il existe d’autres solutions que de s’exiler à la campagne, vivre en autonomie énergétique, cultiver ses légumes, produire son lait, etc. Si certaines personnes y parviennent et sont heureuses ainsi, c’est top, il en faut (et elles nous impressionnent). Ce mode de vie n’est malgré tout pas adapté à tout le monde, il faut trouver son équilibre.

Nous pensons que notre impact environnemental sera meilleur en vivant en ville, épanouis, en adoptant un mode de vie de plus en plus responsable (on commence à avoir une petite idée de ce que ça veut dire) et en faisant grandir un projet comme MEEKO. Par ailleurs nous pensons également que si on ne le fait pas par peur de ne pas faire assez bien pour la planète (voire de le faire mal), on baisse les bras et laissons le champ libre à tous les géants du marché (qui, pour la grande majorité, ne mettent pas l’environnement au coeur de leurs décisions). ,

Nous en avons souvent parlé avec ma compagne qui est architecte et qui s’interroge énormément sur l’impact du bâtiment sur la planète et sur son propre rôle là-dedans. Le marché est contrôlé par de gros groupes immobiliers dont les premières préoccupations sont loin d’être liées à l’environnement ou au bien-être des usagers. Mais l’architecture, au même titre que les vêtements, les baskets, la nourriture, la cosmétique, etc. sont autant d’industries qui vont devoir évoluer, ne serait-ce que pour répondre aux nouvelles exigences des consommateurs en matière de consommation durable. La question est alors de savoir si on décide de laisser les marques existantes se mettre au vert par réaction et non par réelle conviction, avec le risque que ce ne soit que du vent. Ici on pense que ces boites ont eu leur chance, qu’elles ont depuis longtemps été averties sur l’impact de leur activité sur la planète et qu’il est temps à présent que de nouveaux acteurs locaux avec de belles motivations rejoignent la partie.

C’est pour cela qu’on a décidé de se lancer et de rejoindre la courte liste de marques que l’on sera heureux d’avoir pour « concurrents » car au fond nous nous battons pour la même chose (on vous parlera de ces marques dans un prochain article). Et il y a de la place pour nous tous. Ce n’est pas forcément la solution de facilité comme vous vous en doutez, il y a beaucoup d’incertitudes dans ce projet (est-ce qu’on va pouvoir en vivre ? Est-ce qu’on va pouvoir réellement aider les ONG avec qui on s’est associé ? etc.). On est malgré tout convaincu que nous sommes à un tournant, que les mentalités évoluent très vite et que ce qu’on propose a de la valeur pour notre communauté.

 

En conclusion, rat des villes et rat des champs, même combat

Voilà la vision de MEEKO. Celle que l’on peut avoir une marque de sneakers consciente de ses faiblesses comme de ses forces et impacter positivement la planète. Celle que l’on peut vivre en ville, n’avoir jamais mis un pied en Amazonie mais se sentir très concerné par sa situation. Celle que l’on peut se bouger pour sortir de sa zone de confort et tendre vers un mode de vie plus durable sans être parfait. Celle que même à des milliers de kilomètres de distance, avec l’envie, on peut aider la nature en aidant ceux qui sont sur le terrain grâce à des compétences qu’ils n’ont pas forcément.

La plupart des petites ONG luttent pour trouver des financements car elles ne connaissent par exemple pas grand-chose au marketing, à la communication, aux contenus. Nous si. En revanche elles savent comment désenclencher un piège à singe. Nous non. Et si on travaillait ensemble ?

Pour en savoir plus sur notre engagement auprès de ces ONG et comment tu peux y participer, nous t’invitons à lire le prochain article concernant nos missions.

Merci de nous avoir lu et si tu te retrouves dans ce discours n’hésite pas à les partager autour de toi. 😊

Tu peux également nous suivre sur nos différents réseaux sociaux iciici et ici. 

À très vite,

L’équipe MEEKO

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